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Des glaces et des mouches

Des glaces et des mouches

Lake Paringa - Nouvelle-Zélande

Jour deux cent trente-sept. Petit soleil sur une mer agitée et froide. Les bourrasques sont toujours de la partie. La nuit fut fraîche, mais le sommeil profond. Nous quittons Hokitika par le sud. La route s’enfonce dans des forêts épaisses. Nous sommes fréquemment stoppés par des ponts à une seule voie qui traversent des rivières et de larges vallées. Celle-ci nous sont presque familières. Un peu du Rhône d’avant Sierre et du Rhin autour de Thusis. Nous sommes dans les Alpes du sud après tout.

Un explorateur allemand baptisa le glacier et le village en contrebas du nom de l’empereur austro-hongrois Franz Josef. A dix kilomètres de la mer, nous découvrons ainsi une montagne de glace qui avance à la vitesse d’un mètre par jour. Les sommets qui l’entourent culminent à plus de trois mille mètres d’altitude. Des nuages jouent à cache-cache avec les névés et autres séracs.

Vingt bornes plus loin, nous approchons du Fox Glacier. Même spectacle de crevasses et de glaces salies par les roches. Ici et là , des reflets bleutés viennent lécher les moraines.

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On se remet au volant et l’on se surprend à discuter ski, poudreuse et montagne. A la sortie d’un virage, nous sommes pris dans un nuage d’écume. Les vagues se cassent à quelques encablures de la route avec une violence inouïe, aidées en cela par un vent puissant.

Nous nous arrêtons pour la nuit dans une aire de repos gérée par le DOC (Department Of Conservation). Petit prix et confort sommaire mais quelle vue ! Devant nous s’étend le Lac Paringa, calme et tranquille. Des fougères géantes gardent « l’auto du Jacques » à l’ombre. Cette fois-ci notre campement à de l’allure. Nous prenons l’apéro avec un couple de néo-zélandais qui voyage avec un ancien autobus. On est là peinard à discuter en sirotant un pinot noir du pays lorsque nous faisons la connaissance de la « mouche des sables ».

La phlebotominae est une petite saloperie noire et volante qui voyage en bande et s’amuse à nous piquer un peu partout. L’antimoustique australien (best in the world) s’avère aussi inefficace qu’un antivirus sur Windows XP. On se fait donc bouffer. Nous nous replions dans le coffre de la voiture, protégés par notre indispensable moustiquaire. Nous contemplons alors narquois ces centaines de petites bestioles qui nous tournent autour avant de crever les pattes en l’air, génocidées par l’imprégnation novarticienne de notre cellule de survie. (Pas d’utilisation prolongée sans avis médical).

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