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Kayak et kea (deux mots qui commencent par K)

Kayak et kea (deux mots qui commencent par K)

Milford Sound - Nouvelle-Zélande

Jours deux cent trente-neuf à deux cent quarante et un. Le poil luisant et la nageoire alerte, il nous nargue, plongeant et réapparaissant aussitôt quelques mètres sur notre gauche. A l’ombre des rochers, ils sont deux à nous observer en prenant la même pose que l’otarie Playmobil de notre enfance. Moments uniques en ce début de matinée avec pour seuls bruits le glissement du kayak et les pitreries des phoques.

Le plan d’eau est très calme et le soleil commence à réchauffer l’atmosphère. Nous approchons de l’emblématique « Mitre Peak ». Cette montagne triangulaire qui doit son nom à sa forme de chapeau d’évêque est la plus célèbre de Nouvelle-Zélande. Elle vient s’étaler dans les eaux du « Milford Sound ». Nous naviguons en fait dans un fiord, (ou un « loch » pour les écossais) une vallée glacière remplie d’eau de quinze kilomètres de long qui se jette dans la Mer de Tasmanie.

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A midi, nous déposons nos déguisements de bonshommes LEGO pour profiter de nos mouvements lors de la pause pique-nique. C’est également l’heure à laquelle les tour-opérateurs de Queenstown ont le droit de survoler le site avec leur cargaison de touristes. Le petit paradis se transforme alors en Cointrin à l’heure de pointe (Queenstown est l’aéroport le plus important après celui d’Auckland en terme de trafic). Avions et hélicos se succèdent à un rythme de fou.

Le kayak de mer est plus fin et plus étiré que son cousin des rivières. Notre engin biplace se dirige avec un gouvernail relié aux pieds du barreur par une tringlerie très légère. Il se déplace relativement rapidement lorsque la mer est calme. Notre guide nous avait prévenu.

Dès treize heures, un fort vent de mer s’engouffre dans le fiord, créant ainsi une belle houle. Difficile et fatiguant pour des néophytes comme nous de naviguer dans ces conditions. Nous groupons alors nos quatre embarcations et attachons une voile aux pagaies bâbord et tribord. Les personnes à l’avant tiennent fermement la toile au moyen de cordes. Nous rentrons ainsi au port sous spinnaker avec une impression de vitesse grisante (merci le vent arrière) et en surfant sur les vagues. La coque est souvent sous l’eau et nous arrivons trempés, mais le sourire aux lèvres !

Nous quittons la côte en début d’après-midi pour rejoindre la vallée supérieure et notre lieu de campement repéré la veille le long de la « State Highway 94″.

Le vendredi dix-huit, nous avions quitté Te Anau au bord du lac du même nom pour rejoindre le Fiordland. Lacs, rivières, vallées majestueuses, forêts, glaciers, pics à plus de trois mille mètres, fougères géantes et l’océan comme point d’orgue. Un peu comme si la mer se cachait derrière le col de la Furka.

A Milford, le soir avant notre ballade en kayak, nous serons réveillés par un kea, sorte de perroquet des montagnes au plumage verdâtre un peu fripé. L’oiseau, très curieux de nature, est venu nous piquer notre sac poubelle dans l’auvent de la voiture et s’est amusé à en éparpiller le contenu durant notre sommeil, martelant avec son bec, la boîte de conserve sauce tomate du souper précédant.

    2 Commentaires

  1. Parcouru les photos reçues cette semaine. Nous avons admiré quelques beaux spécimen d’otaries et de lions de mer.
    Les paysages de montagnes sont superbes. Merci pour le clin d’oeil de l’oiseau, est- ce un subterfuge du renard ?
    Bonne suite dans les eaux polaires brrr.

  2. Contents d’avoir de vos nouvelles par mails… mais impatients de pouvoir lire la suite de votre voyage et d’admirer vos magnifiques photos. On pense très fort à vous et on vous zzzzzzzz’aime. Bises. Mam’s & Alex

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