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Sel, vigognes et adobe

Sel, vigognes et adobe

Florida, Purmamarca, Jujuy, Argentina

Jour trois cent dix-sept. Nous contournons le chef-lieu de la province en empruntant “l’autopista” qui grimpe dans une sorte de “Val Maggia” en plus large et plus verdoyant. Au détour d’un virage, le panorama change du tout au tout. Nous revoici en plein western spaghetti. Canyons pelés, cactus et bourricots. Nous entrons dans la “Quebrada de Humahuaca”. La région est à la frontière de la Bolivie et du Chili.

La route grimpe méchamment jusqu’à un col à plus de 4164 mètres d’altitude. La vue y est étourdissante. Des mamelons parsemés d’herbes rases et balayés par les vents. A cette altitude, on distingue encore, à l’abris dans de petits vallons, quelques cahutes, des bergers avec mulets et moutons.

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Descente. Un orage se prépare sur l’altiplano argentin. Nous traversons les “Salinas Grandes” et nous nous arrêtons pour faire les zazous dans cette immensité blanche. A l’heure de la soif, nous nous mettons en panne dans un village perdu en bordure du salar. Ruelles fantômes, tornades de sable entre les adobes, des sacs à puces somnolent à l’ombre du clocher. Quelques cochons grognent dans leurs enclos. Deux gosses jouent aux billes devant un “comedor” improbable. Accueil convivial, empanadas croustillantes, soda américain sur fond de tango grésillant.

Sur le bord de la route, un troupeau de vigognes nous observe en mâchouillant. C’est animal proche du lama mais non-domestiqué avait presque disparu au début des années septante. Depuis, une loi sévère en interdit la chasse et l’espèce revit. Sa laine est très réputée et parmi les plus chères du monde (bien plus chère que l’alpaca).

Re-col, re-descente. Au milieu du chemin, nous nous stoppons pour mettre en boîte une grosse araignée poilue et…écrasée. Nous jetons l’ancre dans le très joli bourg de Purmamarca. Ici, les locaux semblent avoir compris que l’architecture traditionnelle en pisé peut être traitée de manière contemporaine. Les projets d’hôtels design fleurissent pour le plus grand plaisir des touristes.

La colline derrière l’église se pare d’un extraordinaire dégradé de couleurs du terracota au vert tendre. La nuit tombe sur ce patelin-écrin et la température chute violemment. Nous nous réfugions dans un restaurant magnifique pour déguster des plats de la région à base de quinoa et de gros haricots verts.

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