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Torres del Paine – Jour 1 – Puesto Seron

Torres del Paine – Jour 1 – Puesto Seron

Torres del Paine - Chili

Jour deux cent septante-six. A six heures du matin, nous sommes réveillés par les rafales de vent sur la tôle de notre pension. Un ciel orange, traversé par des petits nuages sombres éclaire notre chambre. Nous nous affairons aux derniers petits préparatifs et retrouvons Alfred pour le petit-déjeuner avant de monter dans le bus qui nous emmènera dans le parc, cent dix kilomètres plus au nord.

Première confrontation avec la pampa. Mornes étendues jaunes balayées par les vents. Des arbres gris tordus par la pluie et les bourrasques. Des moutons, beaucoup de guanacos (sorte de lamas des plaines qui vivent à l’état sauvage), et quelques nandus (autruches sud-américaines). Les paysages sont dramatiques et majestueux. Nous croisons des gauchos qui fument leur cigarette à l’abris de quelques broussailles, béret vissé sur la tête et le cheval attaché aux branchages.

Le bus s’arrête à une croisée. Deux bâtiments, un bistrot et pas mal de rien.

En sortant du véhicule, nous sommes terrassés par un coup de vent. Le long rectiligne de gravier traverse de multiples mamelons. Au sommet de l’une des buttes, ils nous apparaissent enfin, dressant leur sommets de granit en face de nous. Un arc en ciel éclaire le massif du Cerro Paine Grande et les hauteurs du Combre Principal (3050m). Plus à l’est s’élèvent les Cuernos del Paine et à l’extrémité de la chaîne les tours de granit du Torres del Paine. Nous nous approchons avec une certaine inquiétude de cette énorme masse montagneuse, sombre, torturée et enneigée sur ces hauteurs.

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Nous entrons dans le parc et poursuivons notre route dans un petit minibus jusqu’au refuge « Las Torres », le début de la randonnée.

A côté de nous, se prépare un petit groupe de trois personnes. Karin, une allemande qui voyage avec deux amis chiliens, Patricio et Felipe, habitants à Santiago. Patricio parle un français parfait après plusieurs séjours en France. Nous discutons tous ensemble dans un amusant mélange de langues des différentes options possibles : grimper directement dans la vallée du Rio Ascenso pour admirer les tours le lendemain dans la lumière du petit matin, ou commencer directement la boucle de cent vingt kilomètres qui contourne le massif. La météo ne semble pas très bonne. De gros nuages s’accrochent au « Torres ». Nous décidons donc de débuter la « petite » promenade et de marcher tous les six.

La balade débute par la traversée d’anciennes moraines et de petits canyons entourés de buisson de « ciruelillo » dont nous distinguons les fleurs rouges et fanées sur les bas côtés du sentier. Il fait soudainement beau, le soleil semble avoir gagné son combat contre les nimbes. Les sommets quant à eux sont toujours cachés dans les brumes. Le sentier traverse une jolie forêt avant de descendre sur le Rio Paine. Nous longeons la rivière qui sort de son lit laissant couler des eaux grisâtres sur les herbes blondes.

Après quatre heures trente et neuf kilomètres, nous arrivons au Puesto Seron, un camping improvisé autour d’une cabane construite au centre d’une prairie. Les tentes sont montées sans difficultés et nous nous mettons immédiatement à cuisiner. Alfred prépare une succulente sauce pour les pâtes avec des légumes et de l’huile d’olive et un peu de vin (nous comprenons du coup pourquoi son sac était si lourd). Un « zorro » (renard rouge de Patagonie) nous observe sans peur. Des ibis mandores hurlent sur la colline en face de nous.

Vers vingt et une heures, le soleil se couche et malgré les moustiques qui arrivent par centaines, nous contemplons la scène la gorge serrée. Un ciel chargé de nuages étranges, laisse apparaitre par-ci par là de petites zones bleues et puis tranquillement l’ensemble vire au rose puis au rouge.

On peine un peu à entrer dans notre très petite tente de camping (mais si légère) en espérant que la nuit ne sera pas trop froide et que nos sacs de couchage tiendront leur promesse.

    1 commentaire

  1. Et les sacs ont-ils tenus leur promesse ?,
    Encore de belles photos, c’est magique . Bravo et merci encore.
    S.

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