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Torres del Paine – Jour 2 – Refugio Lago Dickson

Torres del Paine – Jour 2 – Refugio Lago Dickson

Torres del Paine - Chili

Jour deux cent septante-sept. Quatre heures du matin. Nous sommes réveillés par la pluie. De peur de voir nos sacs trempés sous le minuscule auvent nous les rentrons dans la tente. Difficile de retrouver le sommeil dans un espace si réduit d’autant qu’il fait très chaud dans nos couchages.

A neuf heures, la pluie cesse et nous sortons la tête au grand air (ici le soleil se lève à huit heures trente). Le ciel est couvert. Nous déjeunons et replions tout le matériel en profitant des premiers rayons pour faire sécher les toiles et aérer les duvets.
Stretching et dose d’arnica. On se met en route vers onze heures.

Le « zorro » nous observe en baillant dans les herbes hautes. Nous marchons tout d’abord sur les bords du Rio Paine en faisant fuir une escadrille de gros canards qui s’envolent bruyamment.

Nous cherchons parfois notre passage dans les marécages tant le niveau de l’eau est haut. S’ensuit une première montée assez rude qui nous mène directement sur les rives de la Laguna Alexandra, puis plus haut encore à un magnifique panorama. Nous dominons le Lago Paine et une imposante barrière de montagnes. C’est elle qui marque la frontière avec l’Argentine. Nous distinguons au loin une énorme masse blanche et bleue. C’est le glacier Ventisquero Dickson, l’un des bras du gigantesque glacier Hielo Patagonico Sur.

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Le sentier redescend sur les bords du lac et traverse une forêt calcinée. Nous pique-niquons là assis sur des troncs noircis. Patricio nous explique que son pays est sur la bonne voie. L’économie se porte bien et le pouvoir d’achat est élevé. Le Chili est la nation la plus riche d’Amérique du Sud et dispose d’un gouvernement stable et élu démocratiquement.

Les derniers pas se font difficiles, mais la vue est sublime sur les sommets de la Cordillère Paine. Après une courte montée le long d’une moraine, nous tombons soudainement sur le Lago Dickson qui laisse échapper ses eaux grises dans le Rio Paine. En contrebas nous apercevons avec joie le toit de tôle vert du refuge.

A dix-huit heures, nous posons nos sacs à dos. Stretching et arnica. Nous avons parcouru dix-huit kilomètres en six heures. Nous nous cuisinons rapidement une belle ration de pâtes au thon agrémentée de la désormais indispensable sauce « Alfred » que nous mangeons avec nos capuchons tant les moustiques sont féroces. La journée se termine par un carré de chocolat, un café et une douche chaude. Quel bonheur !

Quelques gouttes de pluies viennent effrayer les moustiques. Avant de rentrer dans notre hutte, nous nous régalons en observant ce ciel du sud si particulier, si changeant. Rose un instant, gris strié de noir dans la minute qui suit. Un rayon de soleil éclaire le Cerre Ohnet avant de se faire rétamé par un nuage. Valérie se frictionne de pommade pour lutter contre cette vilaine grippe et nous nous couchons en espérant que la nuit sera plus reposante que la précédente.

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