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Torres del Paine – Jour 4 – Refugio Grey

Torres del Paine – Jour 4 – Refugio Grey

Torres del Paine - Chili

Jour deux cent septante-neuf. Petit matin froid et gris. On se lève donc plus tôt que d’habitude et rangeons le bardas avant que la pluie fine qui vient du Cerro Puma ne trempe tout. La balade débute par une grimpette à travers la forêt. Le sentier devient méchamment boueux et pentu et l’on transpire sous une bruine qui joue à cache-cache avec le soleil.

Nous traversons des ruisseaux et de gros pierriers et passons la ligne des arbres. Un boulevard de roches avec un glacier qui nous taquine sur la droite. Dur dur, ça monte terriblement.

Au sommet, Alfred passe le petit monticule de pierre en tête, suivi de Nicolas. Le vent est ébouriffant. Nicolas se trouve un coin à l’abri pour faire chauffer un bouillon. Patricio arrive, suivi de Valérie, Felipe et Karin. On se réchauffe avec la petite soupe avant de poser pour la photo qui immortalisera le passage du col John Gardner.

Devant nous le glacier Grey s’étire sur des kilomètres. Impressionnant malgré les nuages qui nous cachent une partie du spectacle. On attaque le versant sud en se tenant aux rochers tellement les bourrasques sont violentes. La descente est à l’image de la montée, rude. Ne pas glisser. Mettre le poids en avant. Une série d’escalier de bois approximatifs vient finir de nous détruire les genoux. Heureusement, notre esprit est occupé par la vue, sublime, sur un glacier soudainement éclairé par quelques rayons de soleil.

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Après deux heures de dégringolade, nous arrivons au Campamento Paso. Un camping gratuit, dans un talus et sans sanitaire. Pique-nique. A la suite d’un petit vote, nous décidons de continuer notre chemin jusqu’au Refugio Grey. Une folie qui nous fera cumuler deux jours de marche sur un seul. Mais, là -bas, on trouve de l’eau chaude, une plage et de la bière.

S’ensuit une belle et longue cabriole sur les bords du géant de glace, à flanc de coteaux entre des arbres calcinés et battus par les vents. Au fond du ravin des torrents assourdissants ont arrachés toutes les échelles métalliques.

Nous arrivons à dix-huit heures trente au Campamento Guardas. Nicolas et Alfred s’arrêtent un instant sur une moraine pour contempler le Grey dans la lumière de fin de journée. Pics bleus et gris qui se jettent dans les eaux du lac en contrebas. Le Nunatak sépare la mer de glace en deux parties. Vers dix-neuf heures trente, nous arrivons au Refugio Grey.

Plus de dix heures de marche, vingt-deux kilomètres et mille huit cent mètres de dénivelé. Nous sommes cassés mais heureux. Nous plantons les tentes sur une jolie petite plage de sable noir en savourant notre bière, la douche chaude se déguste comme une friandise. Le menu du soir est connu, soupe aux asperges, pâtes et sauce « Alfredo ». A peine sommes-nous couchés que la pluie fait son arrivée.

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